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© Didier Olivré

Nathalie Burel


Née en 1976 à Rennes, elle grandit trente kilomètres plus loin à La Nouaye, une bourgade de deux-cents habitants avec une unique école dont son père est directeur. Elle est aujourd’hui professeur de Français à Rennes et écrit en parallèle des romans et des nouvelles. Son premier recueil est publié en 2004 aux éditions Les Perséides. Elle a depuis fait paraître des textes chez Calmann Levy ou Denoël et fait partie de Calibre 35, un collectif d’écrivains de polars rennais. Elle a monté la compagnie de théâtre Josselin Pariette en 2008 et travaille sur de la création radiophonique avec Megabel depuis 2010. Découvrir l’univers de Nathalie Burel sur KUB, web média de la créativité bretonne.

En 2008, elle fonde la Cie de théâtre avec le danseur et comédien Olivier Férec. Leurs premières créations visitent le genre burlesque en mêlant danse et boxe. En 2011, elle met en scène le travail du chorégraphe Franck Picart (spectacle pour et avec des femmes en réinsertion professionnelle) et collabore également avec le chorégraphe Alain Michard et la danseuse Catherine Legrand auprès de jeunes adultes en réinsertion.

Depuis 2010, elle collabore avec Gaël Desbois sur le projet Megabel, une écriture sonore singulière issue de rencontres avec des individus et populations de communautés diverses.

Mes textes
« Harry Crews. C’est en le lisant que je me suis dit : c’est ça que je veux faire, écrire sur les déclassés, les hors-société. »
« J’aime Henry James. J’ai cette phrase de lui en mémoire, « il aurait été très roux, s’il n’avait pas été très chauve ». Cette espèce d’humour dégueulasse l’air de rien, j’adore. »
« Virginia Woolf, est une inspiration. Le journal d’un écrivain, que son mari Leonard a publié post-mortem, est mon livre de chevet et je trouve génial qu’ils aient monté une maison d’édition tous les deux pour publier des gens qu’ils aimaient. Je ne suis pas une grande lectrice de son œuvre, mais la femme reste un modèle. »

Mes images
« La première image qui m’ait frappée c’est la petite fille en Colombie qui meurt dans une coulée de boue sous l’œil des caméras. Dans un même ordre d’idée, j’ai le souvenir fort des époux Ceausescu sous la neige. Est-ce que c’est l’idée d’un pouvoir incarné qui se pète la gueule ? Ou est-ce que c’est le fait de voir des morts ? »
« Le choc esthétique de la rétrospective Pierre Soulages à Beaubourg il y a quelques années. Pour moi, ça n’a pas de sens autrement qu’en vrai, il faut être inclus complètement dans son univers. »
« La pièce de Anne Theresa de Keersmaeker, En attendant, vue à Rennes, qui commence en pleine lumière et la nuit qui tombe sans que l’on s’en soit rendu compte. J’ai ressenti une émotion indescriptible. »
« Raymond Depardon, c’est mon idole absolue. »

Mes sons
« Je suis insomniaque. J’écris la nuit et j’aime cette forme de silence. Mais j’écris en musique et ça rythme mon écriture. Je mets un morceau en boucle en général. Il y en a un de DJ Cam qui a accompagné l’écriture de mon premier livre. Pour le deuxième, c’était les Variations Goldberg de Bach. Là j’écris sur un concert de Notwist. »
« J’ai ma musique d’écriture et ma musique d’écoute. Je suis dingue de Scott Walker. J’adore son album Scott 3, avec le morceau It’s raining today et le bruit de la pluie. C’est un son qui me touche le bruit de la pluie... »
« Mon autre idole c’est Al Green, mais c’est davantage grâce au Wu-Tang Clan. Et je suis fan de Chet Baker, j’ai même une photo de lui dans ma chambre ! »


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