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© Didier Olivré

Candice Hazouard


Née en 1979 à Poissy en région parisienne, elle déménage dans un petit village du côté de Troyes avec ses parents alors qu’elle a à peine deux ans. Après son bac elle commence des études d’histoire, puis bifurque rapidement vers un Deug administration économique et social. Validation en poche, elle part comme jeune fille au pair à Londres où elle reste une saison et s’oriente vers l’ethnologie. Un an à Toulouse et une licence plus tard, elle décide de s’installer à Rennes où elle poursuit une maîtrise de Lettres Modernes. Elle enchaîne différents boulots alimentaires tout en pratiquant la photo et la vidéo en amateur et finit par intégrer une formation de technicien audiovisuel à l’École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle de Rennes. Elle travaille aujourd’hui à Paris en technique d’exploitation et post-production.

« J’ai commencé à filmer vers douze ans avec le caméscope de mon oncle. C’était juste du tourné-monté. On faisait des petits films avec mon cousin. J’ai découvert que j’adorais être derrière la caméra ». Elle trouve un vieil appareil photo argentique dans une braderie cinq ans plus tard et se met à expérimenter, « mon petit frère était mon sujet de prédilection » rigole-t-elle, mais c’est grâce à ça qu’elle pressent quel sera son sillon artistique « le shooting de situation : capturer les gens sans qu’ils soient réellement au courant, en cherchant à les mettre en valeur ».

Si son parcours étudiant peut sembler sinueux, la connaissance des autres reste pourtant au cœur de ses préoccupations, « peut-être qu’à l’époque j’aurais aimé être journaliste, enquêter pour comprendre qui sont les gens ». Sa soif de découverte la conduit à Londres, puis à Toulouse où elle continue la photo à coup d’appareils jetables, « c’était pratique, instantané et sur pellicule à l’heure où tout le monde passait au numérique » et enfin à Rennes « la réputation rock de la ville m’attirait, moi qui en écoutait et qui pratiquait un peu ».

C’est là qu’elle passe au numérique via la vidéo. « Je m’étais achetée une petite caméra bon marché hyper ludique ». C’est le moment où le mouvement Kino rassemblant des cinéastes et des vidéastes amateurs se développe en France. « La devise c’est : Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant. Je me suis prise au jeu et j’ai commencé à réaliser des court-métrages ». Poussée par la curiosité et se sentant limitée, elle demande à Pôle Emploi, entre deux contrats « phoning pour l’internet et prof de français vacataire », de lui financer une formation à l’École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle. « J’y suis entrée avec une passion, j’en suis sortie avec un métier ». Elle travaille maintenant comme technicienne audiovisuelle à Paris, au service des projets des autres, mais acquiert toutes les connaissances nécessaires à la réalisation de ses propres envies artistiques.

Mes images
« J’aime le travail photographique d’Olga Stringraphy et de Richard Bellia qui font beaucoup de photographies de concerts. Ce sont des gens qui vont chercher l’expression vraie des personnes qu’ils capturent, ce qui est un exercice très difficile ».
« La première image qui m’ait marquée, c’est le tableau Relativité de Maurits Cornelis Escher, des escaliers carrés, infinis où les lois normales de la gravité ne s’appliquent pas. Mon père qui est dessinateur industriel et qui peint par ailleurs me l’a montré quand j’étais toute petite. À chaque fois que je retombe dessus je me sens happée et j’y vois une signification différente ».
« J’aime les films ultra-réalistes. J’adore Festen de Vinterberg, tant pour la forme filmique qu’il propose que pour sa capacité à faire passer un message fort ».

Mes sons
« J’étais fan de rock des années 60-70 et de blues. J’y ai été sensibilisée par mon père qui était un passionné. Mais je me suis vite convertie au rock indé quand je suis arrivée à Rennes ! En ce moment j’écoute les Français Jessica 93, Cheveu et Olivier Mellano ».
« J’ai acheté ma première guitare dans un troc en 2005. C’était une électro-acoustique. J’ai appris toute seule. Je faisais des chansons tristes en anglais avec trois notes. La musique m’a fait découvrir l’oubli, le lâcher-prise. Mais la restitution est exigeante. J’ai fait quelques concerts et ça a été assez douloureux ».

Mes textes
« Je peux relire Rimbaud. Le mec est sans âge. C’est fataliste, terrien. Et sa vie est tellement romanesque ! »
« J’aime la poésie. J’ai pas mal traîné du côté de La Maison de La Poésie à Rennes. Je voulais voir comment se construisait la poésie contemporaine ».
« Mon premier roman coup de foudre c’est La Chute de Camus. Il m’a sortie d’un rapport très scolaire à la lecture. J’avais une prof de français formidable en première qui a su me faire aimer les auteurs ».

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